Son dernier poème. Récité
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Son dernier poème. Récité
Germain NOUVEAU (1851-1920) (Recueil : Valentines) - Dernier madrigal
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Quand je mourrai, ce soir peut-être,
Je n'ai pas de jour préféré,
Si je voulais, je suis le maître,
Mais... ce serait mal me connaître,
N'importe, enfin, quand je mourrai.
Mes chers amis, qu'on me promette
De laisser le bois... au lapin,
Et, s'il vous plaît, qu'on ne me mette
Pas, comme une simple allumette,
Dans une boîte de sapin ;
Ni, comme un hareng, dans sa tonne ;
Ne me couchez pas tout du long,
Pour le coup de fusil qui tonne,
Dans la bière qu'on capitonne
Sous sa couverture de plomb.
Car, je ne veux rien, je vous jure ;
Pas de cercueil ; quant au tombeau,
J'y ferais mauvaise figure,
Je suis peu fait pour la sculpture,
Je le refuse, fût-il beau.
Creusez-moi mon trou dans la terre,
Sous la bière, au fond du caveau,
Où tout à côté de son père,
Dort déjà ma petite mère,
Madame Augustine Nouveau.
Ah ! comme je vais bien m'étendre,
Avec ma mère sur mon nez.
Comme je vais pouvoir lui rendre
Les baisers qu'en mon âge tendre
Elle ne m'a jamais donnés.
Pas de suaire en toile bise...
Tiens ! c'est presque un vers de Gautier ;
Pas de linceul, pas de chemise ;
Puisqu'il faut que je vous le dise,
Nu, tout nu, mais nu tout entier.
Comme sans fourreau la rapière,
Comme sans gant du tout la main,
Nu comme un ver sous ma paupière,
Et qu'on ne grave sur leur pierre,
Qu'un nom, un mot, un seul, GERMAIN.
Fou de corps, fou d'esprit, fou d'âme,
De coeur, si l'on veut de cerveau,
J'ai fait mon testament, Madame ;
Qu'il reste entre vos mains de femme,
Dûment signé : GERMAIN NOUVEAU.
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Quand je mourrai, ce soir peut-être,
Je n'ai pas de jour préféré,
Si je voulais, je suis le maître,
Mais... ce serait mal me connaître,
N'importe, enfin, quand je mourrai.
Mes chers amis, qu'on me promette
De laisser le bois... au lapin,
Et, s'il vous plaît, qu'on ne me mette
Pas, comme une simple allumette,
Dans une boîte de sapin ;
Ni, comme un hareng, dans sa tonne ;
Ne me couchez pas tout du long,
Pour le coup de fusil qui tonne,
Dans la bière qu'on capitonne
Sous sa couverture de plomb.
Car, je ne veux rien, je vous jure ;
Pas de cercueil ; quant au tombeau,
J'y ferais mauvaise figure,
Je suis peu fait pour la sculpture,
Je le refuse, fût-il beau.
Creusez-moi mon trou dans la terre,
Sous la bière, au fond du caveau,
Où tout à côté de son père,
Dort déjà ma petite mère,
Madame Augustine Nouveau.
Ah ! comme je vais bien m'étendre,
Avec ma mère sur mon nez.
Comme je vais pouvoir lui rendre
Les baisers qu'en mon âge tendre
Elle ne m'a jamais donnés.
Pas de suaire en toile bise...
Tiens ! c'est presque un vers de Gautier ;
Pas de linceul, pas de chemise ;
Puisqu'il faut que je vous le dise,
Nu, tout nu, mais nu tout entier.
Comme sans fourreau la rapière,
Comme sans gant du tout la main,
Nu comme un ver sous ma paupière,
Et qu'on ne grave sur leur pierre,
Qu'un nom, un mot, un seul, GERMAIN.
Fou de corps, fou d'esprit, fou d'âme,
De coeur, si l'on veut de cerveau,
J'ai fait mon testament, Madame ;
Qu'il reste entre vos mains de femme,
Dûment signé : GERMAIN NOUVEAU.
P.s
il y a une faute= sculpture au lieu de sépulture
Dernière édition par Séraphin le Mer 14 Oct 2009 - 17:44, édité 1 fois
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Re: Son dernier poème. Récité
chez lui, voilà la simplicité dont je t'ai parlé
il faut lire le poème tout entier pour l'apprécier 
il faut lire le poème tout entier pour l'apprécier 
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Séraphin- Admin
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Re: Son dernier poème. Récité
Hmmm... je t'apporte deux à ton gout... et juste du coin...
Le petit banc
Elle était là notre maison,
Que j’ai bâtie avec des mots,
Des mots que j’ai depuis treize ans,
Comme mes enfants, portés au dos.
C’était par là notre jardin ;
Il y avait un petit banc,
Et je traçais avec mes mains
La joie de voir grandir l’enfant.
Avec les mots de tous les jours,
Nous allions loin chercher le temps,
Mais les chemins et les détours
Nous ramenaient au petit banc.
Des trublions venus d’ailleurs
Nous ont chassés de la maison.
Ils étaient forts ; armés de fer,
Et ont brûlé le petit banc.
C’est que ces gens n’ont pas de mots
Tels qu’on avait depuis treize ans,
N’ont pas d’enfant, ni petit banc,
Ni de jardin, ni de maison.
Le train
Souvent la nuit seul dans mon coin
J’entends le train siffler trois fois,
Je pense à toi, toi qui es loin,
Pour être près ; tout près de toi.
Ce train, c’est toi qui l’avais pris
Un soir d’été pour enterrer
Mes sentiments et mes écrits
Tout le long de la voie ferrée.
Ce train qui court la nuit, le jour,
Comme un vieux loup pendant l’hiver
M’a rapporté des chants d’amour,
Mes joies et mes chagrins d’hier.
Ce train sans toi n’est pas présent
Dans mon Présent si ce n’est toi
Qui me ferais par ton Présent
Changer de train, changer de voie.
Ce train j’attends qu’il te ramène
A moi ; dans la petite gare,
Sur un banc, sans montrer ma peine,
Je t’attends même s’il fait tard.
Les deux poème sont publiés dans Jepoème.com
par un certain "Amadin", veuillez ne pas les plagier.
Le petit banc
Elle était là notre maison,
Que j’ai bâtie avec des mots,
Des mots que j’ai depuis treize ans,
Comme mes enfants, portés au dos.
C’était par là notre jardin ;
Il y avait un petit banc,
Et je traçais avec mes mains
La joie de voir grandir l’enfant.
Avec les mots de tous les jours,
Nous allions loin chercher le temps,
Mais les chemins et les détours
Nous ramenaient au petit banc.
Des trublions venus d’ailleurs
Nous ont chassés de la maison.
Ils étaient forts ; armés de fer,
Et ont brûlé le petit banc.
C’est que ces gens n’ont pas de mots
Tels qu’on avait depuis treize ans,
N’ont pas d’enfant, ni petit banc,
Ni de jardin, ni de maison.
Le train
Souvent la nuit seul dans mon coin
J’entends le train siffler trois fois,
Je pense à toi, toi qui es loin,
Pour être près ; tout près de toi.
Ce train, c’est toi qui l’avais pris
Un soir d’été pour enterrer
Mes sentiments et mes écrits
Tout le long de la voie ferrée.
Ce train qui court la nuit, le jour,
Comme un vieux loup pendant l’hiver
M’a rapporté des chants d’amour,
Mes joies et mes chagrins d’hier.
Ce train sans toi n’est pas présent
Dans mon Présent si ce n’est toi
Qui me ferais par ton Présent
Changer de train, changer de voie.
Ce train j’attends qu’il te ramène
A moi ; dans la petite gare,
Sur un banc, sans montrer ma peine,
Je t’attends même s’il fait tard.
Les deux poème sont publiés dans Jepoème.com
par un certain "Amadin", veuillez ne pas les plagier.

Chezlui- Membre Très Actif

-

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Points: 1115
Date d'inscription: 24/01/2009
Re: Son dernier poème. Récité
chezlui a écrit:Hmmm... je t'apporte deux à ton gout... et juste du coin...
Le petit banc
Elle était là notre maison,
Que j’ai bâtie avec des mots,
Des mots que j’ai depuis treize ans,
Comme mes enfants, portés au dos.
C’était par là notre jardin ;
Il y avait un petit banc,
Et je traçais avec mes mains
La joie de voir grandir l’enfant.
Avec les mots de tous les jours,
Nous allions loin chercher le temps,
Mais les chemins et les détours
Nous ramenaient au petit banc.
Des trublions venus d’ailleurs
Nous ont chassés de la maison.
Ils étaient forts ; armés de fer,
Et ont brûlé le petit banc.
C’est que ces gens n’ont pas de mots
Tels qu’on avait depuis treize ans,
N’ont pas d’enfant, ni petit banc,
Ni de jardin, ni de maison.
Le train
Souvent la nuit seul dans mon coin
J’entends le train siffler trois fois,
Je pense à toi, toi qui es loin,
Pour être près ; tout près de toi.
Ce train, c’est toi qui l’avais pris
Un soir d’été pour enterrer
Mes sentiments et mes écrits
Tout le long de la voie ferrée.
Ce train qui court la nuit, le jour,
Comme un vieux loup pendant l’hiver
M’a rapporté des chants d’amour,
Mes joies et mes chagrins d’hier.
Ce train sans toi n’est pas présent
Dans mon Présent si ce n’est toi
Qui me ferais par ton Présent
Changer de train, changer de voie.
Ce train j’attends qu’il te ramène
A moi ; dans la petite gare,
Sur un banc, sans montrer ma peine,
Je t’attends même s’il fait tard.
Les deux poème sont publiés dans Jepoème.com
par un certain "Amadin", veuillez ne pas les plagier.
Ils sont magnifiques surtout le premier qui est très à mon goût aussi
Merci Chezlui 

Valodia- Membre Actif

-

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Points: 858
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Age: 26
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Re: Son dernier poème. Récité
le p^remier c'ets moiu tout moichezlui a écrit:Hmmm... je t'apporte deux à ton gout... et juste du coin...
Le petit banc
Elle était là notre maison,
Que j’ai bâtie avec des mots,
Des mots que j’ai depuis treize ans,
Comme mes enfants, portés au dos.
C’était par là notre jardin ;
Il y avait un petit banc,
Et je traçais avec mes mains
La joie de voir grandir l’enfant.
Avec les mots de tous les jours,
Nous allions loin chercher le temps,
Mais les chemins et les détours
Nous ramenaient au petit banc.
Des trublions venus d’ailleurs
Nous ont chassés de la maison.
Ils étaient forts ; armés de fer,
Et ont brûlé le petit banc.
C’est que ces gens n’ont pas de mots
Tels qu’on avait depuis treize ans,
N’ont pas d’enfant, ni petit banc,
Ni de jardin, ni de maison.
Le train
Souvent la nuit seul dans mon coin
J’entends le train siffler trois fois,
Je pense à toi, toi qui es loin,
Pour être près ; tout près de toi.
Ce train, c’est toi qui l’avais pris
Un soir d’été pour enterrer
Mes sentiments et mes écrits
Tout le long de la voie ferrée.
Ce train qui court la nuit, le jour,
Comme un vieux loup pendant l’hiver
M’a rapporté des chants d’amour,
Mes joies et mes chagrins d’hier.
Ce train sans toi n’est pas présent
Dans mon Présent si ce n’est toi
Qui me ferais par ton Présent
Changer de train, changer de voie.
Ce train j’attends qu’il te ramène
A moi ; dans la petite gare,
Sur un banc, sans montrer ma peine,
Je t’attends même s’il fait tard.
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j'avais une maison moi aussi
et je veux un banc
merci chezlui , c'ets ça la posie wella khali 
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Séraphin- Admin
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