Tranche de Vie par El-Guellil du Quotidien d'Oran
Page 3 sur 4 • Partager •
Page 3 sur 4 •
1, 2, 3, 4 
Re: Tranche de Vie par El-Guellil du Quotidien d'Oran
Je te remercie pour les textes. Toujours au même niveau ces textes c'est à dire au TOP
+2
+2
_________________
"Les habiles, les jongleurs de mots sont plus éloignés de la poésie que cet homme -sans parole aucune- se défait de sa journée, le regard levé vers un arbre ou le coeurs attentif à la voix d'un ami"

orange- Bandiana Jones

-

Messages: 6064
Points: 5939
Date d'inscription: 25/01/2009
Localisation: Wach dekhlek?!
Emploi/loisirs: Mafiosa
Re: Tranche de Vie par El-Guellil du Quotidien d'Oran
C'est triste
«La mort est un examen auquel tout le monde prend part tôt ou tard. Sa particularité est que tout le monde est toujours admis, même le dernier de la classe», disait un artiste.
Des milliers de morts à Ghaza. Des soldats armés de la dernière technologie du massacre bombardent et tuent des civils, enfants et femmes et... les médias appellent ça guerre. Des centaines d'enfants palestiniens sont tués et voilà que les télés nous montrent une enfant israélienne égarée qui ne savait plus quoi faire de sa poupée. Tous les enfants sont égaux devant la mort, mais certains sont plus égaux que d'autres.
Emouvant ! la guerre.
Ce n'est guère la même chose en Irak. Là où la mort est banalisée au point où elle n'a plus d'intérêt informationnel. Elle ne fait plus vendre les canards.
Michael Jackson est mort. Soyons tristes, messieurs. C'est un événement planétaire. Non, n'en parlez pas comme pédophile. Non, de grâce. C'est juste qu'il aimait les enfants. Car son père, le «Nez-gros», le maltraitait, il n'a pas eu d'enfance, le pôvre. Michael est mort et c'est toute la machine judiciaire qui se met en branle. Ses médecins l'ont tué, dit-on. Son cardio est entendu par la police. Il n'a pas su le maintenir en vie.
Les enfants, les femmes, les vieux et les civils palestiniens n'avaient qu'à ne pas rester sous leur ciel au moment du largage des bombes. D'ailleurs il est incorrect de parler de ces victimes au moment où toutes les télés sont en deuil. Au moment où toute la planète pleure le roi de la musique pop. Les enfants pop-corn peuvent attendre que les canards n'aient plus rien à se mettre sous la dent des unes des autres journaux heureux de ne pas se casser la tête à chercher des ouvertures. C'est triste, plus triste que la mort de Michael.
«La mort est un examen auquel tout le monde prend part tôt ou tard. Sa particularité est que tout le monde est toujours admis, même le dernier de la classe», disait un artiste.
Des milliers de morts à Ghaza. Des soldats armés de la dernière technologie du massacre bombardent et tuent des civils, enfants et femmes et... les médias appellent ça guerre. Des centaines d'enfants palestiniens sont tués et voilà que les télés nous montrent une enfant israélienne égarée qui ne savait plus quoi faire de sa poupée. Tous les enfants sont égaux devant la mort, mais certains sont plus égaux que d'autres.
Emouvant ! la guerre.
Ce n'est guère la même chose en Irak. Là où la mort est banalisée au point où elle n'a plus d'intérêt informationnel. Elle ne fait plus vendre les canards.
Michael Jackson est mort. Soyons tristes, messieurs. C'est un événement planétaire. Non, n'en parlez pas comme pédophile. Non, de grâce. C'est juste qu'il aimait les enfants. Car son père, le «Nez-gros», le maltraitait, il n'a pas eu d'enfance, le pôvre. Michael est mort et c'est toute la machine judiciaire qui se met en branle. Ses médecins l'ont tué, dit-on. Son cardio est entendu par la police. Il n'a pas su le maintenir en vie.
Les enfants, les femmes, les vieux et les civils palestiniens n'avaient qu'à ne pas rester sous leur ciel au moment du largage des bombes. D'ailleurs il est incorrect de parler de ces victimes au moment où toutes les télés sont en deuil. Au moment où toute la planète pleure le roi de la musique pop. Les enfants pop-corn peuvent attendre que les canards n'aient plus rien à se mettre sous la dent des unes des autres journaux heureux de ne pas se casser la tête à chercher des ouvertures. C'est triste, plus triste que la mort de Michael.
_________________
.gif)
En cliquant sur le bouton " J'accepte " :
- vous vous êtes engagé à respecter sans réserve le présent règlement ;
-Tout ce qui contrevient à la charte du forum ( Lire charte Ici ) sera supprimé sans justification.
.

Séraphin- Admin
-

Messages: 6218
Points: 6594
Date d'inscription: 23/01/2009
Localisation: Homeland
Re: Tranche de Vie par El-Guellil du Quotidien d'Oran
Merci Séraphin du texte. Oui, nous n'avons pas tous les mêmes valeurs.
_________________
"Les habiles, les jongleurs de mots sont plus éloignés de la poésie que cet homme -sans parole aucune- se défait de sa journée, le regard levé vers un arbre ou le coeurs attentif à la voix d'un ami"

orange- Bandiana Jones

-

Messages: 6064
Points: 5939
Date d'inscription: 25/01/2009
Localisation: Wach dekhlek?!
Emploi/loisirs: Mafiosa
Re: Tranche de Vie par El-Guellil du Quotidien d'Oran
Veillées
Il est 22 heures, ou 10 heures du soir, ki tebghou. L'immeuble avait des airs de ruche géante. Toutes les lumières étaient allumées, et ça carburait à plein régime. Les bruits sourds des voix parvenaient à l'extérieur comme un bourdonnement d'un essaim d'abeilles ouvrières. 22h10. Chez Otchimine, Dhaouia ne savait plus où donner de la tête. Le thé, le café, zlabia et makrout... El hadj, plus grincheux que jamais, ne cessait de répéter, «khoufi maa! Active ! le temps passe. Nos invités ne vont pas tarder à rappliquer. Yadra le thé, rah wajed ?...»
22h20. «Dhaouiaaa...! Où est passée ma gandoura blanche, et sabati ?» «Ouin, ouin, ouin». «Mais qu'est-ce qu'il a le môme?» «C'est toi qui lui fais peur avec tes hurlements ?»
22h30. Zogha, la belle Zogha sifflotait gaiement, tout en s'affairant à la préparation de sa fameuse charlotte «à la Zogha», dans le secret le plus total. Reine dans sa cuisine. Gare aux curieux... aux critiques, et aux blancs d'oeufs qui ne veulent pas monter. «Ya lala ya tourkia...» scandait-elle d'une voix de stentor. «Ouin, ouin, ouin». «Mais qu'est-ce qu'il a le môme de chez Otchimine ?» cria-t-elle d'une voix tonitruante.
22h40. Chez H'mida, c'était le calme plat. Allongé sur un «sedari», un bandeau imbibé d'eau de Cologne serré autour de sa tête endolorie, le pauvre H'mida gémissait d'une voix à peine audible, «aïe, aïe, aïe rassi».
22h50. «Ouin, ouin, ouin», le pauvre chérubin s'égosillait, en vain. «Va voir ton fils ya benti !» 3 heures, 23h10... 23h20... 23h30... 23h40... Re-ouin, ouin, ouin...
23h50 !!! «Ça y est, tout est prêt» cria Dhaouia. «Ça y est, tout est prêt» chanta Zogha. «Aïe rassi» gémit H'mida. «Ouuuiiin!!!» hurla le garnement.
00 heure !!! ding, dung, dong! «Bouyaaaa! LMA JA, LMA JA, LMA JA...! «Agheu, agheu, lma, lma, lma...! Oh bébé a dit son premier mot !

Il est 22 heures, ou 10 heures du soir, ki tebghou. L'immeuble avait des airs de ruche géante. Toutes les lumières étaient allumées, et ça carburait à plein régime. Les bruits sourds des voix parvenaient à l'extérieur comme un bourdonnement d'un essaim d'abeilles ouvrières. 22h10. Chez Otchimine, Dhaouia ne savait plus où donner de la tête. Le thé, le café, zlabia et makrout... El hadj, plus grincheux que jamais, ne cessait de répéter, «khoufi maa! Active ! le temps passe. Nos invités ne vont pas tarder à rappliquer. Yadra le thé, rah wajed ?...»
22h20. «Dhaouiaaa...! Où est passée ma gandoura blanche, et sabati ?» «Ouin, ouin, ouin». «Mais qu'est-ce qu'il a le môme?» «C'est toi qui lui fais peur avec tes hurlements ?»
22h30. Zogha, la belle Zogha sifflotait gaiement, tout en s'affairant à la préparation de sa fameuse charlotte «à la Zogha», dans le secret le plus total. Reine dans sa cuisine. Gare aux curieux... aux critiques, et aux blancs d'oeufs qui ne veulent pas monter. «Ya lala ya tourkia...» scandait-elle d'une voix de stentor. «Ouin, ouin, ouin». «Mais qu'est-ce qu'il a le môme de chez Otchimine ?» cria-t-elle d'une voix tonitruante.
22h40. Chez H'mida, c'était le calme plat. Allongé sur un «sedari», un bandeau imbibé d'eau de Cologne serré autour de sa tête endolorie, le pauvre H'mida gémissait d'une voix à peine audible, «aïe, aïe, aïe rassi».
22h50. «Ouin, ouin, ouin», le pauvre chérubin s'égosillait, en vain. «Va voir ton fils ya benti !» 3 heures, 23h10... 23h20... 23h30... 23h40... Re-ouin, ouin, ouin...
23h50 !!! «Ça y est, tout est prêt» cria Dhaouia. «Ça y est, tout est prêt» chanta Zogha. «Aïe rassi» gémit H'mida. «Ouuuiiin!!!» hurla le garnement.
00 heure !!! ding, dung, dong! «Bouyaaaa! LMA JA, LMA JA, LMA JA...! «Agheu, agheu, lma, lma, lma...! Oh bébé a dit son premier mot !

_________________
.gif)
En cliquant sur le bouton " J'accepte " :
- vous vous êtes engagé à respecter sans réserve le présent règlement ;
-Tout ce qui contrevient à la charte du forum ( Lire charte Ici ) sera supprimé sans justification.
.

Séraphin- Admin
-

Messages: 6218
Points: 6594
Date d'inscription: 23/01/2009
Localisation: Homeland
Re: Tranche de Vie par El-Guellil du Quotidien d'Oran
Séraphin j'avais l'impression de vivre avec eux , et ce bébé commençait à me casser la tête
_________________
"Les habiles, les jongleurs de mots sont plus éloignés de la poésie que cet homme -sans parole aucune- se défait de sa journée, le regard levé vers un arbre ou le coeurs attentif à la voix d'un ami"

orange- Bandiana Jones

-

Messages: 6064
Points: 5939
Date d'inscription: 25/01/2009
Localisation: Wach dekhlek?!
Emploi/loisirs: Mafiosa
Re: Tranche de Vie par El-Guellil du Quotidien d'Oran
«L'Efric»
Avant de commencer, il faut conter l'histoire des deux chasseurs en conflit qui vont voir un sage de «l'Afrique en fête en Algérie» et le «l'Efric» le beaucoup de fric dépensé pour.
Le premier raconte sa version des faits. Le sage le fixe et lui dit: «Tu as raison». Vint le deuxième chasseur qui vient raconter sa version des faits. Le sage le fixe et lui dit: «Tu as raison». Le chef du village ne comprenant pas s'adresse au sage: «Mais enfin, il y en a sûrement un qui a tort, ils ne peuvent pas avoir tous les deux raisons !!» Le sage le fixe et lui dit: «Tu as raison»...
T'as raison. Je n'ai rien à dire et pourtant je dois faire un billet. Peut-être parce que billetter est plus synonyme d'écrire que de paroler. Mais qu'est-ce que l'écrit et la parole... S'exprimer sur plateforme vocale ou sur papier, de sa propre parole intérieure qu'est la pensée. Alors, j'écris, je parle, et ma parole sera disséminée sur la toile journalistique pour que les araignées du verbe puissent s'agripper à l'écrit.
Je billette, mais je renierai mon nom. Je m'appellerais guellil tout le temps. Je crie des billets. Que de billets ai-je signés sans être patron de la banqueroute centrale. Des billets doux doucement. Des billets blancs, des noirs, des billets de toutes les couleurs, mais jamais de billets verts. J'ai fait des billets sans jamais en avoir un seul en poche. J'ai vécu de billets et de manque de billets. De billes et de courage pourtant je n'en ai jamais manqué. Bilieux, je ne l'ai jamais été, ni enclin à la colère, ni à la mauvaise humeur.
Depuis ses débuts d'existence, l'homme qualifie de moi la représentation de son corps réfléchi dans un miroir, et son esprit, déjà torturé par cette société de recherche de profits au détriment de son prochain. Emprisonné dans ce corps matériel, il tentera par tous les moyens d'en sortir.
Et alors, quand il verra son monde d'en haut et comprendra son insignifiance, il regrettera le moment béni, où il se croyait supérieur à toute chose sur Terre... là il commencera à écrire des billets doux, blancs, noirs mais pas verts.
Avant de commencer, il faut conter l'histoire des deux chasseurs en conflit qui vont voir un sage de «l'Afrique en fête en Algérie» et le «l'Efric» le beaucoup de fric dépensé pour.
Le premier raconte sa version des faits. Le sage le fixe et lui dit: «Tu as raison». Vint le deuxième chasseur qui vient raconter sa version des faits. Le sage le fixe et lui dit: «Tu as raison». Le chef du village ne comprenant pas s'adresse au sage: «Mais enfin, il y en a sûrement un qui a tort, ils ne peuvent pas avoir tous les deux raisons !!» Le sage le fixe et lui dit: «Tu as raison»...
T'as raison. Je n'ai rien à dire et pourtant je dois faire un billet. Peut-être parce que billetter est plus synonyme d'écrire que de paroler. Mais qu'est-ce que l'écrit et la parole... S'exprimer sur plateforme vocale ou sur papier, de sa propre parole intérieure qu'est la pensée. Alors, j'écris, je parle, et ma parole sera disséminée sur la toile journalistique pour que les araignées du verbe puissent s'agripper à l'écrit.
Je billette, mais je renierai mon nom. Je m'appellerais guellil tout le temps. Je crie des billets. Que de billets ai-je signés sans être patron de la banqueroute centrale. Des billets doux doucement. Des billets blancs, des noirs, des billets de toutes les couleurs, mais jamais de billets verts. J'ai fait des billets sans jamais en avoir un seul en poche. J'ai vécu de billets et de manque de billets. De billes et de courage pourtant je n'en ai jamais manqué. Bilieux, je ne l'ai jamais été, ni enclin à la colère, ni à la mauvaise humeur.
Depuis ses débuts d'existence, l'homme qualifie de moi la représentation de son corps réfléchi dans un miroir, et son esprit, déjà torturé par cette société de recherche de profits au détriment de son prochain. Emprisonné dans ce corps matériel, il tentera par tous les moyens d'en sortir.
Et alors, quand il verra son monde d'en haut et comprendra son insignifiance, il regrettera le moment béni, où il se croyait supérieur à toute chose sur Terre... là il commencera à écrire des billets doux, blancs, noirs mais pas verts.
_________________
.gif)
En cliquant sur le bouton " J'accepte " :
- vous vous êtes engagé à respecter sans réserve le présent règlement ;
-Tout ce qui contrevient à la charte du forum ( Lire charte Ici ) sera supprimé sans justification.
.

Séraphin- Admin
-

Messages: 6218
Points: 6594
Date d'inscription: 23/01/2009
Localisation: Homeland
Re: Tranche de Vie par El-Guellil du Quotidien d'Oran
moi aussi j adore ce qu il ecrit
et puisque seraphin n a pas fait son devoire de tout les jours je vais posté a sa place
chez nous les invités ne doivent pas venir avec les mains vide
Belmessak
Il se trouve celui qui travaille d'arrache-pied et celui qui la «mange belmessak». Mais dès que celui qui trime commence à faire attention à celui qui se la coule douce, c'est l'effet boule de neige. Du coup, si tu lui fais une remarque, il te dira ce n'est pas le bien de ton père («machi rezk bouk»). Ainsi, au lieu de créer des richesses, ce sont des richesses linguistiques qui émergent pour justifier le non-travail.
C'est un peu l'ambiance générale. Celle du nif et de la khsara. Celle qui ne nous permet pas d'avancer. Il n'y a qu'à se demander pourquoi le tourisme ne fonctionne pas chez nous comme il devrait, et ce malgré la beauté des paysages, les potentialités et tout ce que nous a offert Moulana. C'est tout simplement que les cartes mentales de chez nous sont formatées au «nif ouel khsara.
«Ouach ? Il se prend pour qui ? Là-bas, il est considéré comme un moins que rien. Mais dès qu'il est là, le change parallèle lui permet de se comporter à douze fois ce qu'il est. Et de frimer et de me commander comme si j'étais là pour supporter son arrogance. Ya khouya, ennif ouel khsara !».
Pourtant, comme son nom l'indique, un serveur est fait pour servir. Mais servir est synonyme d'esclavage. Si jamais tu lui donnes l'exemple du Marocain qui se coupe en mille morceaux pour satisfaire sa clientèle, il te répondra que chez eux ils sont habitués à embrasser la main de Sidi. Va lui expliquer que ce travailleur, à la différence du nôtre, sait que le client est roi, que c'est lui qui fait vivre les salariés, que sans lui c'est la faillite... Il te dira : «Ya khouya, moi le dell, mes parents ne me l'ont pas appris et puis... el khedma lel-hmir». Le travail est fait pour les ânes. Un âne si doux, voilà comment est le demandeur de travail avant son recrutement. Il deviendra ghoul après sa prise de fonction. Il voudra se la couler douce car, pense-t-il, il y en a qui «la mange belmessak», pourquoi pas lui !
et puisque seraphin n a pas fait son devoire de tout les jours je vais posté a sa place
chez nous les invités ne doivent pas venir avec les mains vide
Belmessak
Il se trouve celui qui travaille d'arrache-pied et celui qui la «mange belmessak». Mais dès que celui qui trime commence à faire attention à celui qui se la coule douce, c'est l'effet boule de neige. Du coup, si tu lui fais une remarque, il te dira ce n'est pas le bien de ton père («machi rezk bouk»). Ainsi, au lieu de créer des richesses, ce sont des richesses linguistiques qui émergent pour justifier le non-travail.
C'est un peu l'ambiance générale. Celle du nif et de la khsara. Celle qui ne nous permet pas d'avancer. Il n'y a qu'à se demander pourquoi le tourisme ne fonctionne pas chez nous comme il devrait, et ce malgré la beauté des paysages, les potentialités et tout ce que nous a offert Moulana. C'est tout simplement que les cartes mentales de chez nous sont formatées au «nif ouel khsara.
«Ouach ? Il se prend pour qui ? Là-bas, il est considéré comme un moins que rien. Mais dès qu'il est là, le change parallèle lui permet de se comporter à douze fois ce qu'il est. Et de frimer et de me commander comme si j'étais là pour supporter son arrogance. Ya khouya, ennif ouel khsara !».
Pourtant, comme son nom l'indique, un serveur est fait pour servir. Mais servir est synonyme d'esclavage. Si jamais tu lui donnes l'exemple du Marocain qui se coupe en mille morceaux pour satisfaire sa clientèle, il te répondra que chez eux ils sont habitués à embrasser la main de Sidi. Va lui expliquer que ce travailleur, à la différence du nôtre, sait que le client est roi, que c'est lui qui fait vivre les salariés, que sans lui c'est la faillite... Il te dira : «Ya khouya, moi le dell, mes parents ne me l'ont pas appris et puis... el khedma lel-hmir». Le travail est fait pour les ânes. Un âne si doux, voilà comment est le demandeur de travail avant son recrutement. Il deviendra ghoul après sa prise de fonction. Il voudra se la couler douce car, pense-t-il, il y en a qui «la mange belmessak», pourquoi pas lui !
free-spirit- Membre Actif

-

Messages: 384
Points: 385
Date d'inscription: 24/01/2009
Re: Tranche de Vie par El-Guellil du Quotidien d'Oran
ah non free, je ne met que vce que je trouve pertinent, car je le lis tout le jour
mais je t'en pris à toi l'honneur 
mais je t'en pris à toi l'honneur 
_________________
.gif)
En cliquant sur le bouton " J'accepte " :
- vous vous êtes engagé à respecter sans réserve le présent règlement ;
-Tout ce qui contrevient à la charte du forum ( Lire charte Ici ) sera supprimé sans justification.
.

Séraphin- Admin
-

Messages: 6218
Points: 6594
Date d'inscription: 23/01/2009
Localisation: Homeland
Re: Tranche de Vie par El-Guellil du Quotidien d'Oran
Otage du silence
oi ? rassi je ne veux pas trop me le casser. Si j'ai besoin d'un papier, je glisse un billet ou quelques billets, c'est selon, et le tour est joué. J'ai la paperasse fel blasse. Ce n'est pas de la corruption, je paye ma paix, mon temps. C'est ça el idara. Le guichetier, censé être au service du public, devient actionnaire dans son administration.
C'est la nôtre. L'administration avec un grand «A». Comme arnaque. Celle qui joue son rôle de régulateur d'une société qu'elle a pour mission de ralentir - lentement - tout doucement, sûrement. Elle donne les meilleures raisons aux personnes de mauvaise volonté de s'accrocher et de réaliser leurs voeux d'avancer. Ces fameux voeux pieux que tout un chacun cultive sans jamais les transformer en action concrète. Le virtuel de la vie. Ces institutions nombreuses couvrent des domaines tellement différents, arrivent à entrecroiser leurs chemins et à représenter pour le quidam, armé soit-il, un véritable labyrinthe. Une toile tissée de mailles, trame serrée, n'épargne personne.
Ces âmes bien mal intentionnées n'ont aucune idée du tableau de désolation dans lequel plonge toute une société - cernée et prisonnière - qui connaît l'ivresse des profondeurs comme aucune autre. La jeunesse troublée par ces étourdis insensibles à l'avenir du pays. Le marasme concrétisé par leur attitude. Le temps freiné par leur inconscience. Celui-ci tourne pour le monde entier. Chez nous, il détourne l'homme de sa trajectoire pourtant bien définie. Basta ! Avons-nous envie de crier à ces sourds-muets de la volonté de servir. A ces experts de n'importequoitisme. On aimerait leur rappeler qu'ils sont nos fournisseurs et que nous sommes des clients. En effet, ils ont trop pris l'habitude d'inverser les rôles. Ce qui peut provoquer le type de fait divers relaté dans les journaux quotidiennement : «Six mois de prison pour le fonctionnaire indélicat». Ou alors «pris en flagrant délit de corruption». Mais les corrompus n'existent que par la présence des corrupteurs... la société est-elle devenue si vile ? Devrions-nous demeurer demeurés, otages de notre silence ?
oi ? rassi je ne veux pas trop me le casser. Si j'ai besoin d'un papier, je glisse un billet ou quelques billets, c'est selon, et le tour est joué. J'ai la paperasse fel blasse. Ce n'est pas de la corruption, je paye ma paix, mon temps. C'est ça el idara. Le guichetier, censé être au service du public, devient actionnaire dans son administration.
C'est la nôtre. L'administration avec un grand «A». Comme arnaque. Celle qui joue son rôle de régulateur d'une société qu'elle a pour mission de ralentir - lentement - tout doucement, sûrement. Elle donne les meilleures raisons aux personnes de mauvaise volonté de s'accrocher et de réaliser leurs voeux d'avancer. Ces fameux voeux pieux que tout un chacun cultive sans jamais les transformer en action concrète. Le virtuel de la vie. Ces institutions nombreuses couvrent des domaines tellement différents, arrivent à entrecroiser leurs chemins et à représenter pour le quidam, armé soit-il, un véritable labyrinthe. Une toile tissée de mailles, trame serrée, n'épargne personne.
Ces âmes bien mal intentionnées n'ont aucune idée du tableau de désolation dans lequel plonge toute une société - cernée et prisonnière - qui connaît l'ivresse des profondeurs comme aucune autre. La jeunesse troublée par ces étourdis insensibles à l'avenir du pays. Le marasme concrétisé par leur attitude. Le temps freiné par leur inconscience. Celui-ci tourne pour le monde entier. Chez nous, il détourne l'homme de sa trajectoire pourtant bien définie. Basta ! Avons-nous envie de crier à ces sourds-muets de la volonté de servir. A ces experts de n'importequoitisme. On aimerait leur rappeler qu'ils sont nos fournisseurs et que nous sommes des clients. En effet, ils ont trop pris l'habitude d'inverser les rôles. Ce qui peut provoquer le type de fait divers relaté dans les journaux quotidiennement : «Six mois de prison pour le fonctionnaire indélicat». Ou alors «pris en flagrant délit de corruption». Mais les corrompus n'existent que par la présence des corrupteurs... la société est-elle devenue si vile ? Devrions-nous demeurer demeurés, otages de notre silence ?
_________________
.gif)
En cliquant sur le bouton " J'accepte " :
- vous vous êtes engagé à respecter sans réserve le présent règlement ;
-Tout ce qui contrevient à la charte du forum ( Lire charte Ici ) sera supprimé sans justification.
.

Séraphin- Admin
-

Messages: 6218
Points: 6594
Date d'inscription: 23/01/2009
Localisation: Homeland
Re: Tranche de Vie par El-Guellil du Quotidien d'Oran
La corruption, le cancer de l'Algérie.
_________________
"Les habiles, les jongleurs de mots sont plus éloignés de la poésie que cet homme -sans parole aucune- se défait de sa journée, le regard levé vers un arbre ou le coeurs attentif à la voix d'un ami"

orange- Bandiana Jones

-

Messages: 6064
Points: 5939
Date d'inscription: 25/01/2009
Localisation: Wach dekhlek?!
Emploi/loisirs: Mafiosa
Page 3 sur 4 •
1, 2, 3, 4 
Sujets similaires» Tranche de Vie par El-Guellil du Quotidien d'Oran
» "Le quotidien d'Oran" attaqué par un hacker marocain
» Nicolas Sarkis au Quotidien d'Oran Pétrole, ce qui est nouve
» Les Orphelins visitent le siège du Quotidien d'Oran
» L'ambassadeur de la Turquie au Quotidien d'Oran Le ...
» "Le quotidien d'Oran" attaqué par un hacker marocain
» Nicolas Sarkis au Quotidien d'Oran Pétrole, ce qui est nouve
» Les Orphelins visitent le siège du Quotidien d'Oran
» L'ambassadeur de la Turquie au Quotidien d'Oran Le ...
Page 3 sur 4
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum



